Simcha
Simcha, notre belle chienne “bien-aimée” (2001-2011)
Simcha ressortait des autres chiots de la portée, huit petites boules de fourrures, pleins d’énergie, joyeux et adorables; non seulement parce que Simcha était bien aimable, joyeuse, alerte et facile à caresser, mais surtout à cause de ses grosses pattes. Les pattes de taille exceptionnelle ont toujours été une de ses caractéristiques particulières. Elles lui ont été utiles au cours de sa vie lorsqu’elle tapait dans son bol d’eau, se tenait sur nos pieds ou marchait sur les trottoirs glacés, et pour la fixer solidement au sol si elle ne voulait pas bouger. Cette chienne était une création unique. Elle savait bien communiquer ses préférences grâce à ses connaissances de la relation entre la gravité et l’inertie.
C’était un gros animal. Elle débordait de sa présence, tant au niveau psychologique que physique, partout dans la maison. Elle s’étendait sur le plancher dans chaque pièce aux endtroits les plus achalandés afin de ne rien manquer et de profiter de chaque occasion pour se faire flatter. Simcha était toujours dans la même pièce que nous sauf lorsqu’elle poursuivait son activité préférée, soit la grande “chasse aux serviettes”. Elle aimait les gâteries, les caresses, les promenades, les bâtonnets, les petits cubes de glace et le chat Gershwin. Cependant, elle était toxicomane de serviettes. Elle les ramassait dans tous les coins de la maison et bourrait sa gueule autant que possible (compte tenu de sa taille, elle pouvait en accumuler beaucoup). Elle les apportait ensuite dans un coin tranquille de la maison pour savourer ses trésors. Elle les tenait prèt d’elle sans jamais les détruire (c’est-à-dire, presque jamais, sauf quand elle s’amusait à jouer ”lutte à la corde” avec Hoover…). Parfois, elle se piquait la tête autour d’un coin, avec les serviettes mouillées dans la gueule…et la chasse aux serviettes décollait! Les mitaines, les souliers, les bas et les chaussettes pouvaient remplacer les serviettes, surtout si ces articles appartenaient aux visiteurs. Mais les serviettes restaient toutefois son premier choix! Toutes les serviettes dans notre maison sont accrochées à huit pieds ou plus du plancher pour arriver à les conserver. Nous sommes peut-être les seuls à avoir des porte-serviettes installés au plafond!
C’était suprenant à quel point Simcha avait un niveau de tolérance élevé pour lutter contre les diverses “intrusion” médicales fréquentes. Elle souffrait d’allergies graves qui causaient des démangeaisons, des infections d’oreilles et des points “chauds”. On devait souvent lui raser des plaques de poils, les enduire d’onguents, les vaporiser de préparations malodorantes, et lui tapoter les oreilles. Notre équipe vétérinaire travaillait fort pour s’assurer qu’elle soit comfortable, heureuse et bien. Simcha acceptait tout ce qu’on lui faisait avec une patience remarquable. Avec beaucoup de pratique, elle est même devenue experte à courir partout dans la maison en portant le ‘fameux cône épouvantable” autour de la tête. Malgré tout, elle réussissait quand même à mener la “chasse aux serviettes”.
Simcha avait un gros poil épais. Elle ne se gênait pas de le partager. Heureusement, elle aimait se faire borsser et produisait des montagnes de légers poils doux comme du duvet. Mais elle contribuait aussi beaucoup de poil qui servait à décorer le divan, les tapis et nos vêtements. Elle aimait beaucoup la neige et s’amusait surtout à s’enfouir la tête dans les bancs de neige pour des durées de temps assez prolongées qu’on pensait qu’elle manquerait d’air. La neige collait à son poil et elle avait l’air d’un banc de neige animé ou d’un ours polaire qu’on voulait caresser.
C’était remarquable et formidable à quel point Simcha avait un grand coeur. Elle avait beaucoup de place dans son coeur doux pour Hannah, notre petite-fille. Le jeu préféré à Hannah était de jouer le rôle de “Simcha”. Elle avait également beaucoup de place dans son coeur pour le petit chiot Raya lors de son arrivée il y a cinq mois. Simcha était une mère d’accueil modèle pour ce chiot. Grâce à l’équilibre que démontrait Simcha entre la discipline et l’affection, Raya a appris d’elle comment devenir un bon chien.
Le départ de Simcha a laissé un gros vide dans nos vies mais beaucoup de bons souvenirs.
On se souvient entre autre de voir sa queue bouger chaque fois qu’on lui disait “tu es tellement belle Simcha” même si elle dormait profondément, était fatiguée ou avait faim. La queue bougeait parfois à peine, et d’autres fois elle bougeait beaucoup. Mais elle bougeait toujours.
Enfin, Simcha avait une capacité extraordinaire de se retrouver dans un état parfait de contentement. Si on la grattait sous les deux oreilles, elle se retrouvait dans son monde à un endroit spécial. Ses yeux devenaient vitrés et fermaient doucement, un léger sourire se dessinait, ses muscles se détendaient et elle s’effondrait peu à peu.
Nous souhaitons qu’elle se retrouve maintenant à cet endroit spécial dans son petit monde.
“Tu es tellement belle Simcha”!
Linda, St. Catharines


